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MON SAC SPECIAL ZERO DECHET



Il y a quelques jours, j'exposais ma poubelle (ICI). Aujourd'hui j'ouvre mon sac à main. Si, si tout va bien ;-)

Je souhaite partager avec vous les astuces que j'ai mises au point pour ne produire aucun déchet durant la journée lorsque je suis hors de mon domicile. 
Il serait trop dommage de faire des efforts chez soi, et de se laisser piéger à l'extérieur par manque d'organisation ou d'anticipation.

Parmi les situations qui conduisent le plus souvent à la production d'un déchet, la soif doit être au premier rang, puis le grignotage, le nez qui coule, l'achat imprévu et même la pluie.
Exposés sur une table, l'ensemble de ces accessoires donne vraiment l'impression que je pars camper dans la jungle, mais pourtant il n'en est rien, c'est tout juste ce dont j'ai besoin pour tenir la journée en ville.
Voyons le détail !

1- Petits sacs en tissus cousus maison. 

Celui de gauche, fermé par un lien, me sert lorsque j'emporte ou achète une poignée d'amandes, de figues ou quelques fruits pour grignoter. Celui de droite a juste la taille d'un petit pain ou d'un croissant et me permet d'éviter le sachet en papier de la boulangerie.
Déchets évités : sachets

2- Gobelet en inox, cuillère, couteau et mini bento. 

Je préfère me promener avec mon gobelet plutôt qu'avec une gourde ;  l'eau potable se trouvant partout, il est vraiment aussi inutile de la transporter que de l'acheter. La cuillère et le couteau me servent lorsque je pique-nique, ou s'il me prend d'avoir envie d'un kiwi ! Dans mon mini bento, j'ai toujours de quoi éviter d'acheter une barre en cas de coup de pompe.
Déchets évités : gobelets et couverts jetables, canettes, bouteilles plastiques, emballages de confiseries.

3- Baume à lèvres, peigne, mouchoirs et clous de girofle. 

J'ai laissé tombé les sticks à lèvres au bénéfice d'un baume maison (recette ICI) présenté dans une boite métallique de récup que je peux remplir et réutiliser à l'infini.
Mon petit peigne en corne, matière naturelle et biodégradable, à la longévité bien connue ne me quitte jamais (à ce propos lire mon article ICI) et j'ai également toujours dans mon sac plusieurs mouchoirs en tissus. Les plus beaux, brodés, me viennent de ma grand mère ; j'en ai cousu d'autres dans des vêtements élimés, comme l'un de ceux que vous voyez ici qui était une djellaba dans sa première vie, et j'ai craqué récemment pour quelques mochi-mochi de chez Lamazuna (ICI).
Ma boîte de clous de girofle suscite toujours de l'étonnement lorsque je la sors après le déjeuner ! En mâcher quelques uns après un repas permet de garder l'haleine fraiche et de bien digérer. Leur action antiseptique étant très puissante, et agissant en interne après la consommation, les clous de girofle empêchent même les odeurs de transpiration.
Déchets évités : tubes en plastique du baume, mouchoirs en papiers et leur emballage plastique, peigne plastique à durée de vie courte, non biodégradable et non recyclable, emballages de chewing-gum ou spray pour l'haleine.

4- Tote bags. 

Jamais moins de 2 !
Déchets évités : sacs papier ou plastique.

5- Livre, carnet en papier recyclé et crayon à papier. 

Je ne dispose pas d'élément à fournir pour étayer mon opinion, mais j'ai l'intuition que le livre reste plus écologique que la tablette. Personnellement je n'ai jamais jeté de livre, même les plus mauvais à m'être passés entre les mains ont été transmis ou vendus. 
Je ne me sépare plus de mon mini carnet en papier recyclé (ICI) qui m'évite de ramasser des cartes de visites ou prospectus dont la durée de vie ne seraient que de quelques heures : je note directement l'info qui m'intéresse. Quant au crayon, il n'y a que le chèque qui le tienne en échec ;-)
Déchets évités : cartes et flyers, stylo jetable, appareil à l'obsolescence programmée.

6- Foulard. 

Avant d'alimenter les tribunes polémiques, le foulard était un accessoire très féminin et même très parisien ! Il remplace le parapluie lors d'une ondée, la crème solaire si le ciel se découvre, et évite les maux de gorge quand la soirée fraîchit. Tout ça grâce à un carré de soie qui traverse les âges et les modes (l'un de mes foulards date de 1930 : il est neuf !)
Déchets évités : parapluie, tubes de crème …


BOIRE UN VERRE D'EAU A PARIS

Rien de plus simple ! Vraiment je ne comprends pas qu'on puisse encore acheter des bouteilles en plastique, alors que l'eau de Paris est équilibrée et bonne pour tous, et que nous l'avons déjà payée dans nos impôts.

Paris compte 722 fontaines à boire dans ses rues, sans compter celles présentes dans les jardins. La plupart sont très jolies comme le modèle Wallace (ci-dessous) du nom de son créateur, l'anglais Richard Wallace qui finança leur édification à la fin du 19ème siècle. Il y a toujours 119 fontaines de ce modèle à Paris et elles fonctionnent comme au premier jour !
La fontaine Wallace de la place des Abbesses où une touriste remplit sa bouteille.


L'eau des fontaines est la même que celle que l'on a chez soi au robinet, et il n'y a aucun risque que l'eau soit polluée. Dans un souci d'hygiène et de fraicheur, les fontaines Wallace, coulent en continu ; quant aux autres types de fontaines, il est recommandé de les laisser couler un instant avant de se servir.
Consultez ICI la carte des fontaines de Paris, 6 d'entres-elles distribuent même de l'eau pétillante :-)

Boire au Palais Royal, ou au Luxembourg…


ETES-VOUS PARTANT POUR LE ZERO DECHET AU QUOTIDIEN ?

Commentaires

  1. Quelle organisation, c'est formidable ! Et ca me donne envie de faire pareil ! Non pas que je sorte souvent en ville mais en out cas pour être parée à toute éventualité. Le truc du clou de girofle c'est vraiment fun et ultra intelligent.
    Je suis une adepte des brosses Teck, je vais aller regarder leur peigne. J'avoue qu'il m'est impossible de me coiffer avec les cornes d'un animal. Et les carnets font partis des mes indispensables du sac à main.

    Merci encore pour cet ingénieux article!

    Mélanie

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    1. Merci de ton commentaire ! Les peignes Tek sont très qualitatifs et durent longtemps, on en a un à la maison depuis une dizaine d'années.
      Concernant la corne, je comprends ton sentiment. De mon côté, sur ce point précis, je vois en premier lieu l'intérêt de recycler et valoriser une matière laissée de côté, alors que l'on sait son prix en souffrance et son impact écologique. Mais ça se discute … 😞

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  2. Je ne connaissais pas la technique des clous de girofle. Bon, j'avoue que je ne suis pas très fan de l'odeur, mais je garde l'idée en tête car sait-on jamais, peut-être un jour ? J'étais bien contre l'idée des mouchoirs en tissu ("bah c'est dégoutant !") et je suis en train d'en coudre une petite collection :)
    Ton sac est bien rempli, tout le nécessaire ! =D

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    1. J'adoore les clous de girofle ! Pas spécialement pour leur goût mais vraiment pour l'effet fraicheur qu'ils apportent … Etant antibactériens, ils permettent aussi d'avoir une transpiration sans odeur.

      Et pour éviter de garder plein de microbes dans les mouchoirs (car le lavage à 30 ou 40 degrés ne détruit rien), je te conseille de les repasser !

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    2. Je savais les clous antibactériens, mais pas qu'il avait un effet sur la fraicheur. Encore moins pour la transpiration ! Moi qui ai parfois quelques soucis à ce niveau, je vais peut-être me mettre à mâchouiller ! ^^
      Pour les mouchoirs, je les lave à 60, et j'ai entendu parler il y a peu de l'effet du repassage. De toute façon, je comptais les repasser, c'est plus joli comme ça ):

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